Notice documentaire. La page d’origine était la traduction d’un article de presse américain, publiée deux jours après la fusillade. Cette traduction n’est pas reprise ici.
Publiée le 3 octobre 2017, au surlendemain de la fusillade du Mandalay Bay à Las Vegas, cette page relayait un article expliquant l’état du droit américain sur les armes automatiques.
Le point de droit
La question posée dans la presse au lendemain de l’attaque était de savoir si le tireur avait employé une arme entièrement automatique. Le texte relayé rappelait que la fabrication de telles armes à destination des civils est interdite aux États-Unis depuis le Firearm Owners Protection Act de 1986, que leur emploi dans des crimes y est rare, et qu’aucune des fusillades de masse recensées depuis 1982 par la publication citée n’avait mis en jeu une mitrailleuse entièrement automatique.
Il notait en revanche que la conversion illégale d’armes semi-automatiques posait un problème réel aux services de police, en citant la fusillade de North Hollywood en 1997, où deux hommes équipés d’armes transformées avaient tenu tête à plusieurs centaines d’agents.
Pourquoi l’institut publiait cela
Le geste est défensif. Une fusillade de masse aux États-Unis alimente immédiatement, en France, l’argument qu’un droit des armes plus ouvert produit ce genre de tuerie. En relayant un texte qui distingue les catégories d’armes et rappelle ce qui est déjà interdit, l’association cherchait à séparer le débat français du répertoire américain.
La suite lui a partiellement échappé : c’est bien à la suite de cette fusillade que les bump stocks, accessoires permettant d’approcher un tir automatique, ont été interdits aux États-Unis en 2018, ce qui a montré que la frontière entre semi-automatique et automatique était moins nette que le texte ne le laissait entendre.